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03/06/2018

New York : Retour sur mon premier voyage aux États-Unis

Chose promise, chose due ! Bientôt deux mois que nous sommes rentrés de New York, la tête pleine de souvenirs (tout comme mon disque dur d’ailleurs). Immense, incroyable, je manque d’adjectifs pour qualifier cette ville sans pareil, une chose est sûre : New York est à la hauteur de sa réputation !

Comme vous vous en doutez, 7 jours n’auront pas suffi à voir l’ensemble des trésors que renferme la grosse pomme. Voyons le côté positif, nous y retournerons ! Retour sur mon premier voyage aux États-Unis, sans oublier quelques astuces et conseils pour optimiser au mieux votre séjour.

LA FOLIE DES GRANDEURS DE MANHATTAN

Lorsque je pensais à New York, j’imaginais des buildings à perte de vue bordés de larges avenues. Force est de constater que démesure architecturale sans cesse véhiculée à travers les films et les séries TV, n’est pas un mythe, mais une réalité ! Dès les premières minutes, l’envie d’explorer le moindre centimètre carré de la ville se fait sentir. Cela commence naturellement avec les différents points d’observations de Manhattan.

Pour celles et ceux qui arrivent en cours de route, j’ai détaillé les préparatifs du voyage dans mon post précédent. Je rappelle que nous avons utilisé le New York City Pass, bien pratique pour ne pas perdre de temps (ou d’argent) une fois sur place. Voici donc une liste (non exhaustive) des lieux que nous avons visité durant notre séjour.

Toucher le ciel depuis l’Empire State Building

De par sa hauteur (381 mètres) l’Empire est le troisième immeuble de la ville. Son observatoire en plein air situé au 86e étage offre une vue à 360° sur NYC. Avantage de l’ESB : la terrasse n’est pas vitrée, mais encagée, les interstices de la structure métallique facilitent la prise de photo sans gêner l’objectif de votre smartphone ou reflex (halo de lumière, reflets, etc.). Photos exceptionnelles garanties !

Du fait qu’il est entièrement vitré, l’observatoire du 102e étage ne présente que peu d’intérêt. À savoir qu’il n’est pas inclus au New York City Pass (contrairement au 86e étage) et qu’il faudra débourser 20$ supplémentaires par personne pour y accéder… Sachez également que les trépieds et les micros externes (Rode VideoMic, etc.) ne sont pas tolérés, ils resteront en consigne durant votre visite.

L’ESB est à visiter pour qui voudra prendre de la hauteur et observer la grandeur de NYC, qu’il soit photographe ou non. Un spot abordable étant donné qu’il est intégré au New York City Pass (86e étage seulement), lequel comprend 2 entrées par personne (la première en journée et la seconde en soirée).

Changer de vue au Top of the Rock

Du haut de ses 260 mètres, le Comcast Building héberge le célèbre « Top of the Rock ». Concurrent direct de l’Empire State Building, il offre néanmoins un point de vue légèrement différent sur Manhattan. À la différence de l’ESB, les terrasses à ciel ouvert sont vitrées et non encagées. Les vitres sont légèrement espacées afin de permettre la prise de photos, c’est parfois limitant dans les angles, mais vous pourrez tout de même y faire de très belles images.

L’observatoire est réparti sur 3 étages, la ville s’offre à vous sur 360°, vous aurez notamment une très belle vue sur Central Park. Tout comme l’ESB, trépied et matériel « professionnel » ne sont pas autorisés dans les étages.

Top of the Rock faisant partie du New York City Pass, autant en profiter. Si j’avais à choisir, mon attention se porterait sur l’Empire State et son observatoire plus élevé, mais cela reste assez proche en termes de vue (hormis Central Park). À déterminer selon vos préférences et votre type de City Pass (3 ou 6 attractions).

Prendre un café devant le Flatiron Building

Construit en 1902, le Flatiron haut de 91 mètres a été considéré comme l’immeuble le plus haut du monde jusqu’en 1909. Véritable prouesse architecturale, sa forme de fer à repasser ne vous laissera pas indifférent ! Vous pourrez prendre le temps de l’observer en prenant un café depuis la terrasse du Flatiron Green Cafe ou en mangeant un morceau au Shake Shack du Madison Square Park.

Se mesurer à Times Square

Tout un symbole, Times Square est un point de passage obligatoire à NYC. Difficile de savoir où donner de la tête tant les choses à regarder sont nombreuses. Entre les panneaux publicitaires, les rabatteurs des comédies musicales ou les immeubles, nul doute que vous allez en prendre plein les yeux ! À faire la journée et en soirée, vous observerez deux ambiances différentes.

S’IMPRÉGNER DE L’HISTOIRE DE LA VILLE

De l’occupation par les Amérindiens à l’ouverture d’Ellis Island en passant par les tristement célèbres attentats du 11 septembre, New York possède une histoire riche et variée. Forte de ses 8 000 000 d’habitants, la ville est aujourd’hui la plus peuplée des États-Unis. À noter que le découpage en 5 arrondissements que sont Manhattan, Queens, Brooklyn, le Bronx et Staten Island date de 1898, suite à la réorganisation de la municipalité. Avant cela, il s’agissait de comtés indépendants les uns des autres.

Approcher la Statue de la Liberté – Ellis Island

Construite et offerte par la France à l’occasion du centenaire de la Déclaration d’indépendance américaine, la Statue de la Liberté a été inaugurée le 28 octobre 1886. Conçue par le sculpteur français Auguste Bartholdi et l’ingénieur Gustave Eiffel, elle mesure 93 mètres (socle compris). Revêtue de 300 feuilles de cuivre, sa couleur initiale n’était donc pas le célèbre vert-de-gris qu’elle arbore aujourd’hui (dû à l’oxydation), mais rouge brun (teinte naturelle du cuivre). Difficile à imaginer n’est-ce pas ?

Principale entrée des immigrants aux États-Unis durant le XXe siècle, Ellis Island est un lieu rempli d’histoire. En fonction de janvier 1892 à novembre 1954, l’île a vu passer près de 12 millions d’immigrants sous la supervision du bureau d’immigration des États-Unis. Impossible de rester indifférent en passant dans le « Grand Hall » du bâtiment principal, un lieu où les immigrants subissaient une première inspection rapide par les médecins.

Pour la billetterie, vous avez deux possibilités : billet « reserve » ou « flex ». Ces billets possèdent tous deux leur propre file d’attente (c’est important de le préciser pour la suite). Là où le premier prévoit un départ à date et heure fixe (compris entre 8h et 15h), le deuxième offre un créneau de 3 jours sans condition horaire préalable.

Le billet « flex » semble intéressant, pratique pour s’organiser et planifier la visite au cours de son séjour à une exception près : sa popularité ! Ne vous y trompez pas, entre le temps d’attente et les contrôles de sécurité (type aéroport) il est préférable de choisir un billet « reserve ». Vous éviterez ainsi d’attendre des heures durant avant d’embarquer sur le bateau navette. Déterminez au préalable le jour et l’heure de votre visite, en fonction de la météo, de votre planning, etc. Vous y gagnerez, croyez-moi. Nous ignorions cette subtilité, l’attente fut longue, trop longue… N’oubliez pas de prendre en compte le temps de visite des deux îles (Liberty et Ellis), sachant que le musée d’Ellis Island ferme à 17h.

Visiter le 9/11 Memorial pour ne jamais oublier

Je ne vous cache pas qu’il me tardait de visiter le Mémorial du 11/09. Aussi impressionnant qu’émouvant, c’est un lieu sans égal dans le monde comme les américains savent le faire.

La visite commence à l’extérieur, avant même d’entrer dans le mémorial avec deux immenses bassins carrés profonds d’une dizaine de mètres, en lieu et place des deux tours détruites. De l’eau s’écoule le long des parois pour finir dans un bloc encastré au centre de chaque bassin. Ce mouvement d’eau représente la chute éternelle des tours jumelles. Sur le parapet en bronze vous séparant de l’eau sont gravés les noms des victimes des attaques du World Trade Center. Autre particularité : lors de l’anniversaire d’une victime, une rose est déposée sur son nom par les employés du site.

Là où dans un musée traditionnel vous ne pouvez toucher qu’avec vos yeux, il en est tout autrement au 9/11 Memorial. On vous incite à toucher, ressentir les objets, l’ambiance. Assez déroutant au départ, cela rend l’expérience unique.

Le personnel est lui aussi à part, composé en partie de volontaires (parfois directement impactés par le 11/09). Alors que nous récupérions nos affaires à la consigne, nous avons longuement échangé avec un employé (à son initiative). Les raisons de notre visite, nos souvenirs de ce jour qui a bouleversé la planète, etc. Ça n’a l’air de rien, mais cela donne une tout autre dimension à cette visite qui s’annonçait déjà hors du commun.

Comme vous l’aurez compris, les sacs à dos et autres objets encombrants sont à déposer en consigne durant votre visite. Les photos sont autorisées à l’exception de trois endroits du Mémorial (Historical Exhibition, In Memoriam et Rebirth at Ground Zero). Le temps s’arrête au moment où vous franchissez les portes du Memorial, l’atmosphère du lieu vous transporte et fait remonter vos souvenirs de ce jour qui a changé l’Amérique et le monde. Pour obtenir d’autres informations, vous pouvez consulter le site officiel.

CHANGER D’AIR

Devant l’agitation permanente de la ville, le besoin de changer d’air se fait vite sentir. Abandonner les immeubles et les avenues bondées quelques heures, changer d’air. Voici quelques endroits atypiques pour déconnecter.

Se ressourcer dans Central Park

Seul espace vert digne de ce nom à New York, Central Park s’étend sur près de 341 hectares (3,41 km², environ 4 km sur 800 mètres). Achevé en 1873 après 13 années de travaux, il offre une véritable bouffée d’oxygène dans une ville où le moindre centimètre carré est bétonné, goudronné.

Au fil de votre balade, vous pourrez tomber sur un groupe de musiciens, une patinoire ou des écureuils. Tout est question de timing. Un endroit parfait pour couper quelques heures de l’agitation d’une ville qui ne dort jamais.

Balade dans Chelsea Market et sur la High Line

Ancienne fabrique de biscuits (NABISCO – NAtional BIScuit COmpany) ayant notamment donnée naissance aux célèbres Oreo, Chelsea Market est aujourd’hui un marché couvert abritant une quarantaine de commerces alimentaires. Vous y trouverez par exemple du pain chez Amy’s Bread (OUI DU PAIN), mais aussi les délicieuses glaces à l’italienne de L’Arte del Gelato et j’en passe. Ouvert tous les jours de 7h à 22h, l’entrée principale se situe au 75 de la 9th Avenue.

Après avoir fait une pause au Chelsea Market, vous allez pouvoir emprunter la High Line. Longue de 2,3 kilomètres, elle surplombe le sol d’une dizaine de mètres (d’où son nom) en partant depuis l’intersection de Gansvoort Street et Washington Street jusqu’à la 34e rue. Cette voie ferrée fût construite en 1930 pour désengorger la 10th Street saturée par la circulation, elle vit circuler son dernier train en 1980. Sauvée et réhabilitée grâce à une association des riverains (avec la participation de la mairie de NYC), un premier tronçon fut inauguré en 2009, suivit d’un deuxième en 2011 et du troisième en 2014. Considérée comme le plus long toit vert du monde, la High Line offre un point de vue différent sur la ville. À faire.

Se perdre dans Chinatown

Certainement un des quartiers chinois les plus mythiques, impossible de venir à NYC sans y faire un tour. Vous y trouverez de nombreuses boutiques alimentaires (poissons, légumes, épices, etc.) et restaurants principalement chinois. Dépaysement garanti ! L’ambiance est plus ou moins animée d’une rue à l’autre.

Côté shopping, les souvenirs sont très bon marché et ne diffèrent que rarement des articles vendus 2 à 3 fois plus cher dans Manhattan… Restez cependant vigilant face aux articles qui peuvent fortuitement ressembler à une célèbre marque (luxueuse). Ils vous seront rapidement confisqués à l’aéroport sans oublier le bonus douanier à la clé… Une bonne affaire qui coûte cher. La contrefaçon n’est évidement pas la norme dans Chinatown, il suffit être vigilant et cohérent lors de ses achats.

Vous ne le savez peut-être pas, mais Flushing situé dans le Queens est désormais considéré comme le premier quartier chinois de NYC par les locaux. Alors que celui de Manhattan reste le plus ancien et le plus connu des touristes.

Flâner dans le Washington Square Park

Aménagé en 1826 sur un ancien cimetière public où repose 20 000 âmes, ce parc situé en plein Greenwich Village permet de faire une pause avant d’attaquer la célèbre 5th Avenue. Un lieu à l’ambiance festive où se croisent joueurs d’échecs, étudiants, écureuils et musiciens. Véritable symbole du parc, l’arche dédiée à George Washington a été érigée en 1892 pour célébrer le centième anniversaire de son accession à la présidence des États-Unis.

Brooklyn Bridge

Des suspentes reconnaissables entre mille, un american flag sur chaque pilier. Pas de doute, il s’agit bien du Brooklyn Bridge. Cet emblème new-yorkais reliant le sud de Manhattan à Brooklyn est l’un des plus anciens ponts suspendus des États-Unis. Long de 1825 mètres, il traverse l’East River depuis 1883.

À pied ou à vélo, ce pont très photogénique vous offrira une vue sur la Statue de la Liberté, DUMBO, la skyline de Manhattan, etc. Selon votre rythme, comptez entre 25 et 40 minutes de traversée. Lors de votre balade, pensez à ne pas marcher sur la bande cyclable réservée (de fait) aux vélos. Ces derniers ne manqueront pas de vous rappeler à l’ordre dans un moment d’égarement.

Le Brooklyn Bridge est très populaire auprès des touristes, il est donc très fréquenté en journée. Préférez des horaires moins conventionnels (tôt le matin/tard le soir, Golden Hours) si vous souhaitez être au calme pour faire vos photos.

Manhattan Bridge

Après vous être baladé dans Brooklyn, vous pouvez revenir dans Manhattan par le pont du même nom. Inauguré en 1909, le Manhattan Bridge long de 2090 mètres se franchit en 40 minutes environ (arrêts photo compris). Il contraste fortement avec son voisin le Brooklyn Bridge en termes d’affluence, nous l’avons emprunté un mardi aux alentours de 13h30 : désert. Un manque d’engouement certainement du à l’intense circulation routière des 7 voies du pont ainsi qu’aux passages réguliers du métro répartis sur 4 voies ferrées. Ceci explique cela…

Certains vont voir cette intense activité comme un inconvénient, ce n’est pas le cas pour moi. J’ai pu shooter le métro et les voitures à plusieurs reprises, le côté urbain/industriel de l’ensemble est parfait pour sortir de bonnes images. À noter qu’un grillage est présent sur toute la longueur du pont. Pas de quoi inquiéter les photographes pour autant, plusieurs ouvertures sont disposées à des points de vue stratégiques.

Le pont possède deux « Pedestrian Path » (voies piétonnes), je vous conseille la voie côté Brooklyn Bridge afin de profiter de la vue (la seconde offrira une vue sur le Williamsburg Bridge). Après avoir traversé l’East River, vous tomberez sur Bowery en plein Chinatown.

D’autres lieux

Étant donné qu’il est difficile de tout faire en une semaine, j’ai déjà une idée précise des quartiers à explorer lors de notre prochain séjour. Comme Williamsburg et Bushwick par exemple, deux quartiers branchés à l’ambiance vintage/hipster. L’atmosphère de Coney Island avec sa plage et son parc d’attractions vaut, paraît-il, le détour.

ONLY IN AMERICA

Rappelons que New York s’étend sur près de 1200 km2, à titre de comparaison la superficie de Paris est de 105 km2… Face à une telle superficie, seul un hélicoptère permet d’en apprécier l’immensité !

Plusieurs compagnies se partagent le marché des vols touristiques, elles ne peuvent cependant pas toutes survoler Manhattan. Dans cet article je ne vais pas m’étendre sur l’ensemble des compagnies, mais me concentrer sur celle qui a opéré mon vol : FlyNYON.

Avant toute chose, il est utile de rappeler que cette activité comporte des risques. Un accident tragique a eu lieu le 11 mars 2018 : un Airbus AS350 est tombé dans l’East River, ôtant la vie à 5 personnes. Le vol était assuré par Liberty Helicopters à la demande de FlyNYON. D’après les conclusions du NTSB (équivalent de notre BEA), le passager situé à l’avant gauche aurait involontairement actionné le levier d’arrêt carburant provoquant la perte du moteur et la descente de l’appareil. Ce vol « doors off » (sans portes pour faciliter la prise de photos) imposait aux passagers d’êtres sécurisés par un harnais, lui même fixé à la carlingue. Dès lors, toute évacuation d’urgence est impossible au moment où l’hélicoptère sombre dans l’East River… Seul le pilote doté d’un système « quick release » moins contraignant a pu en sortir vivant.

À noter que FlyNYON a modifié le déroulement de ses vols « doors off » quelques semaines après l’accident : les passagers sont désormais maintenus à l’intérieur de l’appareil à l’aide d’un système classique à détachement rapide.

Survenu un mois avant notre arrivée, un tel accident fait évidemment réfléchir. Quelques photos et un beau souvenir ne valent pas de risquer sa vie pour autant… C’est pourquoi nous avons choisi un vol HeliPhoto « doors on » opéré par FlyNYON.

Si l’idée de survoler New York ne vous fait pas peur, il est préférable de suivre quelques principes pour éviter d’éventuelles mauvaises surprises, à commencer par la réservation. Inutile de s’y prendre trop longtemps à l’avance pour la simple et bonne raison que le temps est un facteur variable, en cas de changement météo défavorable le vol peut être tout bonnement annulé… Une assurance météo est disponible, mais je vous conseille de réserver votre vol juste avant d’arriver sur place ou d’acheter du crédit sous forme de bon d’achat. Nous avons choisi la deuxième option, qui était la plus économique à l’époque (40% de réduction).

Concernant la durée du vol, je pense qu’il est préférable de partir sur 25-30 minutes sans quoi vous n’aurez pas le temps d’apprécier l’ensemble des spots incontournables. En ce qui concerne le créneau horaire, les meilleurs moments de la journée se situent en début de matinée (9-10H) ou en fin de journée avec le coucher de soleil. Dans le cas où le rendu visuel de vos photos importe peu, ne vous préoccupez pas du créneau. Un vol en début de matinée offre le meilleur rapport qualité/prix : vos images seront parfaites grâce à la lumière matinale (golden hours) sans que le prix du vol ne soit exorbitant. Contrairement à la fin de journée, où le coucher de soleil vous coûtera 70 $ de plus par personne.

Côté matériel, il faut bien choisir son objectif car une fois dans les airs, impossible d’en changer. J’ai donc élaboré mon setup de la manière suivante : Sony a7s2, Sony Zeiss 16-35 f/4 et une GoPro Hero 5. Pour filmer et photographier sans avoir à me compliquer la vie, j’ai monté la GoPro directement sur le boîtier à l’aide de cet accessoire.

Nous garderons un excellent souvenir de cette expérience hors du commun, si vous avez le budget c’est à faire sans hésiter !

ASTUCES & CONSEILS

Voyager comporte une part d’aventure et d’inconnu. C’est vrai pour les États-Unis comme pour de nombreux pays dans le monde. Voici quelques conseils et astuces pour ne pas se retrouver en difficulté et/ou perdre du temps à New York.

Vêtements et accessoires

Avant de partir en voyage c’est toujours l’éternel casse-tête au moment de préparer sa valise : ne pas se charger inutilement, ne pas manquer une fois sur place. En consultant les prévisions météo quelques jours avant votre départ (fiabilité accrue), vous pourrez ainsi adapter au mieux le contenu de votre valise. Logique me direz-vous.

Durant notre séjour nous avons bénéficié d’une météo variable, allant du grand soleil à la pluie en passant par un imprévisible épisode neigeux. Ce à quoi s’ajoute les 15 à 20 kilomètres de marche par jour inhérent aux déplacements dans la ville, mieux vaut ne pas négliger sa tenue vestimentaire au risque de se retrouver bêtement en difficulté.

Cela commence donc par le choix d’une bonne paire de chaussures, peu importe la saison. Je n’ai pas regretté mes Timberland lorsque la neige fit son apparition. Vient ensuite une bonne veste, chaude en hiver et légère en été. Sans oublier les basiques indispensables tels que lunettes de soleil, bonnet/gants/écharpe. À adapter selon la saison et surtout la météo tout en gardant une marge de sécurité. Nous n’aurions pas parié sur l’apparition de la neige en plein mois d’avril et pourtant…

Pour finir, un sac à dos s’avère très pratique pour transporter vos effets, de l’eau, votre cartoville, etc. Mon sac à dos Peak Design m’a accompagné tout au long du séjour, sans qu’il ne soit refusé dans les divers lieux que nous avons visités.

Matériel photo & vidéo

En ce qui concerne le matériel photo et vidéo que j’ai emporté, j’ai dû trouver le bon compromis entre efficacité et mobilité. Devant le nombre important de kilomètres journaliers, il est préférable d’optimiser au risque de se faire mal au dos avant la fin…

Le gros avantage de mon Sony a7s2 est de faire à la fois de la photo et de la vidéo. Un seul boîtier pour 2 usages, c’est un bon début. Côté optiques, j’ai emporté un zoom grand-angle (16-35mm f/4) ainsi qu’une focale fixe (55mm f/1.8). Le 16-35 f/4 excelle dans cet environnement urbain, qu’il s’agisse de capturer l’immensité de la ville depuis les points hauts ou les moments de vie en pleine rue. Le 55 f/1.8 se destine quant à lui plus spécifiquement à isoler des sujets et à la vidéo de par sa grande ouverture, je regrette cependant de l’avoir trop peu utilisé. En voyage il n’est pas toujours pratique/possible de changer sans cesse d’optique, d’où l’intérêt d’avoir un zoom polyvalent. Il fera le job dans 99% des cas. Je reste néanmoins persuadé de l’utilité du couple « zoom grand-angle/focale fixe », il me faudra le mettre plus à profit lors de mon prochain voyage. Le Rode VideoMicro s’est montré très efficace pour capturer l’ambiance sonore de la ville, pour son prix c’est parfait.

Se déplacer dans les rues avec un appareil photo autour du cou présente de nombreux inconvénients : inconfort, risque de casse, vol, etc. C’est là qu’intervient l’attache Capture de chez Peak Design. Un système de fixation disposé sur la bretelle de mon sac à dos permettant de soutenir mon boîtier et son objectif. Les avantages de cette solution sont multiples : sécurité, appareil dispo en permanence, libère les mains, etc. Un accessoire très pratique en voyage ou au quotidien pour la prise de photo.

Mon seul regret concerne le trépied que j’ai emporté : malgré le fait qu’il soit compact, je n’ai tout bonnement pas eu l’occasion de m’en servir… Manque d’opportunités, de motivation ? Certainement. Sans oublier que ce n’est pas toujours discret en pleine ville.

Carte SIM locale

Avant de partir, j’avais commandé une carte SIM H20 (AT&T) via le revendeur sim-usa. Hormis l’activation qui a été quelque peu capricieuse, elle a parfaitement fonctionné sur place. Pour gagner du temps, je vous conseille de l’insérer dans votre smartphone juste avant votre départ (à l’aéroport, etc.). Une fois aux US, une connexion internet peut être utile pour charger le profil opérateur (ce fut le cas pour moi). Passez cette étape, la carte fonctionne sans encombre.

Posséder une carte SIM locale n’est pas indispensable, mais confortable… Typiquement à l’arrivée si vous avez besoin d’un Uber, c’est impossible sans carte sim. Dans les transports, Google Maps peut vous aider avec un itinéraire fiable et précis. Notez que vous pouvez aussi télécharger une carte hors-ligne dans Google Maps, cela évite ainsi de consommer votre data en continu.

Métro

Le métro New Yorkais est le moyen le plus économique et pratique pour se déplacer dans la ville. Il possède cependant quelques subtilités que je vais aborder avec vous.

Tout commence avec le titre de transport, la MetroCard. Si vous restez une semaine sur place, je vous recommande d’opter pour une MetroCard « Unlimited Ride 7-Day ». Le coût de ce passe illimité de 7 jours est de 32 $ (1 $ supp pour toute nouvelle carte). Sachant qu’un ticket vaut 3 $ à l’unité, cela reste l’offre la plus intéressante. Elle s’achète aux distributeurs automatiques présents en station. Aussi curieux que cela puisse paraître, elle n’est pas disponible partout. Pour repérer une station équipée de distributeurs, il faut regarder les escaliers d’accès situés en surface. Si des luminaires verts y sont présents, vous pourrez acheter votre MetroCard. En revanche, impossible si ce sont des luminaires rouges.

L’utilisation des distributeurs automatiques est un peu perturbante au départ. Vous pouvez régler en espèces ou par carte bancaire. Dans le cas d’un paiement par CB, suivez le guide :

  • Choisissez votre langue : English (ou français si disponible)
  • Choisissez votre type de ticket : MetroCard puis Get New card
  • Choisissez votre pass : Unlimited Ride 7-Day (le plus avantageux)
  • Choisissez votre mode de paiement : Credit Card pour les cartes françaises
  • Insérez votre carte bancaire et retirez-la de façon assez rapide
  • On vous demande de saisir votre ZIP code (code postal) à 5 chiffres. Saisissez 99999 (équivalent à un code hors USA)

Pour un paiement en espèces, les trois premières étapes sont identiques, à la quatrième étape choisissez Cash. Pensez à faire l’appoint au plus proche du montant à régler, la machine ne rend la monnaie que sur 8 $ maximum.

Prenez soin de votre MetroCard, évitez de la glisser négligemment dans votre poche au risque de la plier et de la rendre inopérante… Si sa piste magnétique vient à être pliée ou abîmée, il y a de grandes chances pour qu’elle ne soit plus reconnue par le lecteur du tripode qui indiquera « swipe again ». Si vous êtes face à ce problème pas de panique, une solution peut vous sortir d’affaire : superposez deux MetroCard l’une sur l’autre, en plaçant la carte valide au-dessus et passez-les de nouveau dans le lecteur. Miracle.

Pourquoi ne pas remplacer la MetroCard me direz-vous ? C’est aussi ce que nous avons demandé à un agent de la MTA, lequel nous a répondu qu’il fallait envoyer la carte par la poste au service dédié et attendre un retour. Autant dire que le remboursement n’est pas près d’arriver et qu’il faut obligatoirement racheter une carte à 33 $… Une situation qui paraît aberrante, mais qui est pourtant bien réelle. Mon astuce ci-dessus et légale et ne vous coûte que 3 $, le prix d’un ticket « single ride ».

La majorité des stations que nous avons emprunté étaient surveillées par un employé du MTA ou le NYPD, évitez donc de vous amuser à sauter le tripode sans quoi vous aurez l’occasion de vérifier le NYPD est à la hauteur de sa devise « Courtesy – Professionalism – Respect »… En cas de problème, dirigez-vous vers un agent du MTA ou un policier.

Les trains circulent dans deux directions que sont Uptown et Downtown. Uptown pour les rames circulant vers le nord de Manhattan (Harlem et Bronx). Downtown pour celles qui vont vers le sud (Financial District et Brooklyn). À noter que certaines stations possèdent une entrée dédiée à chacune de ces deux directions. Ne vous faites pas avoir en vous fiant simplement à la couleur de la ligne, la lettre ou le chiffre est tout aussi important. Prêtez aussi attention au type de rames « local » ou « express ». La première dessert toutes les stations alors que la deuxième ne s’arrête qu’à certaines d’entre elles. Sur un plan de métro, les stations sont différenciées par un point noir (local) ou blanc (express). N’hésitez pas à consulter au préalable la carte du métro pour y voir plus clair.

Bonnes adresses

Je ne vais pas vous bombarder d’adresses de restaurants, mais juste vous donner mon ressenti. Au pays de la « malbouffe » je déconseille McDo, qui reste bas de gamme comparé à d’autres enseignes comme Five Guys et Shake Shack (Cheese Fries ????). Burger King n’est pas exceptionnel, mais reste tout de même meilleur que McDonald’s.

Si vous cherchez un magasin de casquettes digne de ce nom, Hat Club devrait vous intéresser. Situé au 657 Broadway, vous y trouverez un large choix de marques et de modèles à des prix raisonnables. Les magasins des marques sont aussi à voir, mais le choix y est de fait plus limité.

À l’arrivée comme au départ, les valises deviennent vite encombrantes. Comme souvent, votre vol ne coïncide pas avec l’heure de prise en compte ou de libération de votre Airbnb. Votre valise devient alors un boulet qui vous ôte toute liberté de mouvement, rien de plus désagréable… Heureusement il existe plusieurs services de consignes dans la ville, Schwartz Luggage Storage est l’un d’entres eux. Vous retrouverez votre liberté pour 2.5 $ de l’heure par bagage. À mi-chemin entre Times Square et Penn Station, Schwartz s’est révélé très pratique à notre départ.

EN BREF

Après 7 jours passés sur place, New York nous réserve encore de nombreuses surprises et découvertes. C’est pourquoi nous y retournerons sans hésiter d’ici les deux prochaines années (à l’occasion de mes 30 ans ?). Paraît-il que l’on redécouvre la ville à chaque séjour. Une chose est sûre, si vous n’avez pas encore eu l’occasion de vous y rendre, saisissez l’opportunité lorsqu’elle se présentera à vous. Vous ne le regretterez pas.

En espérant que mon article puisse éclairer vos préparatifs et rendre votre (futur) séjour plus agréable encore. N’hésitez pas à me laisser vos questions en commentaire, j’y répondrai avec plaisir !

PS : J’allais oublier, j’ai eu la chance de croiser un petit YouTuber local dont le studio est sur Broadway… Je l’avais tweeté ici. Toujours agréable de rencontrer des créateurs qui montent 😉

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ÉDIT : Ajout de liens et modifications de photos.

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