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19/02/2018

Plex : Changements et évolutions de mon setup

Depuis maintenant près de deux ans, j’utilise Plex pour gérer mes fichiers multimédias. Il me permet de lire films, séries et documentaires sur l’ensemble de mes appareils sans avoir à me soucier de l’endroit où je me trouve.

Loin de faire l’unanimité, Plex est jugé par certains comme étant coûteux (Plex Pass), lourd à mettre en place, capricieux, etc. Si ces critiques sont parfois fondées, en témoignent les récents incidents auxquels j’ai dû faire face, il n’est pas dénué d’intérêt pour autant : gestion avancée des médias (métadonnées), lecture simplifiée, bonne intégration sur mes appareils. J’ai donc fait le choix d’upgrader mon setup afin d’éviter de futures complications, voici comment.

PLEX ?

Pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas encore Plex, il s’agit d’un logiciel client-serveur de gestion multimédia. Il se décompose en deux parties :
Serveur : disponible sur une multitude de plates-formes c’est lui qui administre les fichiers, les connexions des clients ainsi que les divers réglages (bibliothèque, lecture, utilisateurs, etc.).
Client : sous la forme d’une application ou via un navigateur web, il reçoit le contenu du serveur.

Disponible gratuitement Plex est aussi décliné en version payante sous forme d’abonnement, le « Plex Pass » est facturé au mois (4,99 €), à l’année (39,99 €) ou à vie (un seul paiement de 119,99 €). Parmi les avantages offerts par ce pass vous retrouverez l’accès multi-utilisateur, la synchronisation hors ligne des fichiers sur les appareils mobiles, une sauvegarde automatique de vos photos prises sur mobile vers votre serveur, etc. Pour plus de détails, vous trouverez la liste complète de ses fonctionnalités sur le site officiel.

MON SETUP INITIAL

Depuis quelques temps déjà, je possède un NAS Synology (DS 1815+) dédié au stockage de mes données personnelles telles que les documents administratifs, mais aussi les fichiers multimédias (incluant films, séries et docs/reportages). Offrant de nombreuses possibilités applicatives, il renforce la sécurité des données grâce à la technologie RAID, les rend accessibles à distance et j’en passe.

Pour rappel un NAS (Network Attached Storage) est un boîtier autonome, contenant un ou plusieurs disques durs accompagnés d’un prise réseau. Nul besoin de lui brancher une souris, un clavier ou un écran : il est administré via une interface web ou une application depuis l’appareil de votre choix. Selon les modèles, il assure une sécurité logicielle des données qui y sont stockées (RAID, SHR). En bref, un NAS est un disque dur externe amélioré qui stocke, partage et sécurise vos données.

Plex étant compatible avec DSM (Disk Station Manager) le système d’exploitation Synology, j’avais décidé de l’y installer. De cette manière, les fichiers multimédias et le serveur Plex étaient hébergés et gérés au même endroit, faisant ainsi du NAS la pierre angulaire de mon installation.

La SeedBox a elle aussi une place de choix dans mon setup. J’y regroupe l’ensemble de mes téléchargements qui une fois disponibles, sont rapatriés vers mon NAS en SMB. Si vous recherchez une SeedBox efficace, je vous conseille d’aller voir du côté de Useed : prix attractifs, débits montants/descendants impressionnants (dès la première offre), outils nombreux et j’en passe. Vous ne serez pas déçus.

Une SeedBox est un serveur web qui télécharge ou upload des fichiers à votre place, préservant ainsi votre connexion internet. Il ne vous reste ensuite qu’à rapatrier les fichiers via plusieurs protocoles (WebDAV, FTP, etc.) ou à les streamer directement vers vos appareils.

Dans le cas où des modifications/conversions s’avéraient nécessaires avant l’ajout des fichiers à la bibliothèque, elles étaient réalisées sur mon MacBook Pro à l’aide de MKVtoolnix (multiplexage) et HandBrake (conversion).

En ce qui concerne la lecture des médias j’ai installé l’application Plex sur mon Apple TV, iPhone et iPad. De cette façon que je sois chez moi ou non, mon contenu est accessible en permanence. Le mode « hors ligne » sur iOS est un des avantages (si ce n’est le plus intéressant) ayant motivé mon passage à la version payante « Plex Pass ». Plus besoin de connexion internet, il suffit d’avoir téléchargé au préalable le film ou la série désirée sur votre appareil.

plex-setup-v1

Configuration initiale avant upgrade.

NAS

Durant plusieurs mois je n’ai rencontré aucune difficulté, tout fonctionnait correctement, sans erreurs notables. Jusqu’au jour où j’ai dû faire face à plusieurs bugs et erreurs sévères : d’une erreur de lecture rendant impossible le visionnage des films et de certains documentaires, en passant par une incompatibilité de Plex avec la dernière version de l’OS du NAS (DSM). Autrement dit, un véritable casse-tête en lieu et place d’une configuration censée me faciliter la vie…

Aussi puissant soit-il, un NAS n’a pas vocation à héberger un serveur Plex. Entendons-nous, cela fonctionnera, mais cette combinaison manque clairement de stabilité sur la durée. En cause un manque de réactivité de la part des équipes de Plex face aux nouvelles versions de Disk Station Manager, l’OS de Synology. Ce décalage entraîne parfois l’apparition de bugs, d’incompatibilités ou de dysfonctionnements. DSM n’est pas un OS de premier plan comme Windows, ceci explique cela…

Partant de ce constat tout en suivant les conseils de Maxime, j’ai choisi d’opérer quelques changements au sein de mon setup.

MES BESOINS

Avant d’opérer de quelconques changements, commençons par établir la liste de nos besoins. Pour ma part, je cherche à centraliser certaines opérations sur une seule et même machine postée à domicile : gestion et hébergement du serveur Plex, récupération/conversion/amélioration des fichiers obtenus depuis ma SeedBox, transfert vers le NAS. Elle se doit d’être compacte, suffisamment puissante et accessible 24/7 depuis n’importe où.

Jusqu’ici je traitais les fichiers sur mon MacBook Pro, mais ce n’est pas la solution idéale (ni la plus rapide) : la conversion de fichiers vidéo volumineux nécessite pas mal de ressources (mémoire et stockage). Mon MBP tournait à plein régime et se retrouvait ainsi monopolisé à cette seule et unique tâche durant le temps de la conversion, autant dire que ce n’est pas un schéma viable au quotidien.

Le NAS se concentre quant à lui sur ce qu’il sait faire de mieux : stocker des données, ni plus ni moins.

MAC OU PC ?

Après réflexion, deux options s’offrent à moi : un Mac mini ou un PC. La première pourrait sembler logique à la vue de mon écosystème, mais c’était sans compter un très mauvais rapport prix/puissance et l’impossibilité de faire évoluer la machine en remplaçant des composants tels que la RAM ou le stockage. En bref, une idée rapidement abandonnée.

Force est de constater que Windows semble être la solution la plus raisonnable face aux besoins évoqués plus haut. Reste à l’installer sur une machine compacte : c’est à ce moment que le NUC (Next Unit of Computing) entre en jeu. Un mini-PC produit par le géant Intel, livré nu (sans RAM et HDD) ou en kit prêt à l’emploi. Il est entièrement configurable selon les besoins de l’utilisateur, évolutif dans le temps, mais aussi plus facilement réparable en cas de défaillance d’un composant.

INTEL NUC

Suite aux conseils de Maxime, mon choix s’est porté sur l’Intel NUC 7i7BNH auquel j’ai ajouté un kit RAM Crucial de 16 Go et un SSD Samsung de 250 Go. Le montage des éléments prend entre 5 et 15 minutes selon votre expérience, rien de bien compliqué dès lors que vous disposez des bons outils. À cette occasion j’en ai profité pour me procurer le kit Pro Tech Toolkit de chez iFixit. Complet et de bonne facture, il me permet de faire face à un très grand nombre de situations qu’il s’agisse de matériel tech ou non, je vous le recommande.

Vient ensuite l’installation de l’OS et des logiciels : Plex (serveur), HandBrake s’occupe de convertir les fichiers, MKV Toolmix se charge de la modification des fichiers MKV, TeamViewer permet l’accès à distance à la machine. Ma SeedBox est enregistrée en tant que lecteur réseau (WebDAV) afin de pouvoir y récupérer rapidement les fichiers. En résumé je dispose d’une machine qui gère le processus de A à Z, que demander de plus ?

plex-setup-v2-2

Configuration actuelle après upgrade.

CONCLUSION

Malgré une certaine complexité en apparence, cette nouvelle configuration m’a grandement facilité la vie. Je ne regrette en rien de m’être tourné vers une machine Windows. Pour vous donner un point de comparaison PC vs Mac : à l’heure où j’écris ces lignes, à configuration similaire (Intel Core i7, 16 Go de RAM, 250 Go de stockage SSD) un Mac mini coûte 1579 € soit le double d’un Intel NUC équipé qui plafonne à 750 €… Le choix est vite fait.

Vous trouverez évidemment des configurations NUC plus abordables, tout dépend de votre budget et de vos besoins. De plus, rien ne vous empêche de faire évoluer vos composants par la suite (RAM et stockage). J’en profite pour remercier Maxime qui m’a aiguillé et a été de bons conseils lors de cet upgrade !

En espérant que ce post puisse vous être utile, l’espace commentaires reste disponible si vous avez des questions !

Afficher les commentaires

  1. Marc dit :

    Salut,

    J’utilise un setup similaire et j’aurais 2 questions pour toi :

    – pourquoi convertir les fichiers ? tu télécharge en quel format ?

    – pourquoi une seedbox quand on a un NAS qui intègre des clients torrents ? Petite connexion internet ?

    Mon setup original : NAS DSM 6 xpenology + serveur plex avec un CPU XEON E5440 et 4Go de RAM et diffusion sur Chromecast pour la TV.
    Mon setup évolué : meme NAS + Nvidia shield pour le serveur et lecteur PLEX. Suppression du Chromecast.

    1. Matt Moak dit :

      Bonsoir Marc !

      C’est avant tout utile pour les fichiers trop lourds (.MKV). La conversion n’est pas systématique, la suppression des langues et ST inutiles suffit la plupart du temps. Cela semble négligeable mais sur un volume important de fichiers, cela te fait économiser pas mal de place sur ton espace de stockage tout gardant une qualité visuelle/sonore au top.

      Pour HADOPI… Sans être parano, c’est limite d’utiliser le NAS en direct. Le trafic va direct sur l’IP de la box, donc cela peut devenir problématique. Sans oublier que j’ai la chance d’avoir la fibre, le rapatriement de la SB vers le NAS n’est pas un problème.

      Sympa ton setup ! 😉

  2. François-Rémi dit :

    J’ai pris plaisir à lire cet article ! Tout est bien expliqué.

    J’avais du mal à voir comment tout ce système fonctionnait. Maintenant tout est clair.

    1. Matt Moak dit :

      Salut, merci ! Content d’avoir pu t’éclairer de mes modestes lumières 😉

  3. Theo Saintvoirin dit :

    Superbe article Matt, réellement !
    Je vais donc bien évidement refaire tout mon Setup plex mais en restant le moins cher possible…
    Je reviendrai sûrement vers toi sur Twitter pour des petits renseignements 😬
    À bientôt et chapeau pour ce super article !

    1. Matt Moak dit :

      Salut Theo, merci !

      C’est largement faisable, il existe plusieurs solutions (NVDIA Shield, etc.). La mienne est adaptée à mes usages, détermines bien tes besoins avant de te lancer. Après ça ira tout seul et tu limitera les erreurs à l’achat. 😉

      Si je peux t’aider cela sera avec plaisir. Merci encore 👍🏻

  4. Maxime dit :

    Top ton article!

    Perso j’utilise kolgate.xyz depuis 1 an! Franchement la qualité est vraiment top :))).

    1. Matt Moak dit :

      Salut, merci ! Useed avait bonne réputation lorsque je m’y suis intéressé. L’important est d’en être satisfait 😉

  5. Marc-Antoine dit :

    Salut,

    J’ai une petite question, comment gères tu le rapatriement de tes fichiers ?
    Que ce soit de la seedbox > intel nuc ou Intel nuc > le nas

    Je souhaite au maximum automatiser la chose, et pour le moment la seule solution que j’ai trouvé pour cela est d’utiliser un dossier tampon sur le nuc et de le faire avec synology drive.

    J’avais pensé à une solution plus simple en le gérant directement avec sonarr et radarr, mais ceux ci on du mal avec les serveur distant. En tout cas de la facon dont j’ai essayé de la configurer.

    En tout cas merci pour ton article. Et merci d’avance pour tes éclaircissements

    1. Matt Moak dit :

      Salut Marc-Antoine !

      Ma SeedBox est enregistrée en tant que lecteur réseau (WebDAV) sur mon NAS et mon NUC, eux-mêmes en réseau. Je peux donc récupérer (manuellement) les fichiers sans difficulté. Pour les fichiers volumineux, ils ne passent pas toujours en WebDAV sur Windows donc ils sont chargés dans un dossier sur le Syno puis transférés sur le NUC si besoin (modif ou autre).

      Pour Sonarr et Radarr, je t’avoue que je n’ai jamais utilisé l’un ou l’autre… Il faut que je me penche sur la question.

      Merci pour ton retour 😉

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